les neuromythes sont des idées fausses sur le cerveau, nées d’une déformation de vrais résultats scientifiques : « on n’utilise que 10 % de son cerveau », « cerveau gauche, cerveau droit », styles d’apprentissage visuel ou auditif, effet Mozart. Ils restent très répandus, y compris chez les enseignants, et orientent parfois mal le temps d’apprentissage.
Neuromythes — les neuromythes sont des idées fausses sur le cerveau, nées d’une déformation de vrais résultats scientifiques : « on n’utilise que 10 % de son cerveau », « cerveau gauche, cerveau droit », styles d’apprentissage visuel ou auditif, effet Mozart.
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Les neuromythes s’invitent souvent à table sans qu’on les remarque : votre fils de 12 ans explique qu’il est « plutôt cerveau droit, donc créatif, pas matheux », votre belle-sœur passe du Mozart à son bébé « pour le QI », et un grand-père accuse le gâteau d’anniversaire d’avoir rendu les enfants surexcités. Ces phrases semblent inoffensives. Pourtant, elles peuvent enfermer un enfant dans une étiquette ou détourner l’effort vers ce qui ne marche pas.
Ce guide passe en revue 7 idées reçues sur le cerveau, avec pour chacune son origine, ce que disent les études et ce qu’il vaut mieux faire à la place. Il présente aussi les enquêtes sur leur fréquence chez les enseignants, six questions pour repérer un nouveau neuromythe et des pistes pour en parler avec vos enfants et vos parents.
Qu’est-ce qu’un neuromythe ?
Un neuromythe est une croyance erronée sur le fonctionnement du cerveau, souvent issue d’une simplification ou d’une mauvaise interprétation d’un résultat scientifique réel, et utilisée pour justifier des pratiques d’apprentissage ou d’éducation. Le terme a été popularisé au début des années 2000 par le projet « Cerveau et apprentissage » de l’OCDE.
Ce qui distingue un neuromythe d’une simple erreur, c’est son noyau de vérité. Les hémisphères du cerveau ne sont pas identiques ; la musique a des effets sur l’humeur ; les premières années de la vie comptent. Le mythe naît quand on étire ces faits jusqu’à des conclusions que la recherche ne soutient pas : « il existe des élèves cerveau droit », « Mozart rend intelligent », « tout est joué à 3 ans ».
Le psychologue Paul Howard-Jones, l’un des meilleurs spécialistes du sujet, explique que ces distorsions persistent parce qu’un fossé de vocabulaire et de culture sépare neuroscientifiques et éducateurs, ce qui les protège de la critique (Howard-Jones, 2014).
Ce que la recherche permet de dire sur les neuromythes
Plusieurs enquêtes ont mesuré la fréquence de ces idées reçues. Leurs résultats convergent : les neuromythes sont très répandus, et les connaissances générales sur le cerveau ne suffisent pas à s’en protéger.
Les enseignants passionnés y croient aussi
Parmi 242 enseignants du Royaume-Uni et des Pays-Bas intéressés par les neurosciences, les participants adhéraient en moyenne à 49 % des 15 neuromythes proposés. Surprise : ceux qui avaient le plus de connaissances générales sur le cerveau croyaient davantage aux neuromythes (Dekker et al., 2012). Les mythes liés à des programmes éducatifs commerciaux étaient particulièrement populaires.
Un phénomène international
En rassemblant des enquêtes menées dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Turquie, la Grèce et la Chine, Howard-Jones (2014) montre que l’idée selon laquelle on apprend mieux dans son « style d’apprentissage » préféré était acceptée par plus de 90 % des enseignants interrogés dans chacun de ces pays, et que le mythe des 10 % du cerveau convainquait environ la moitié d’entre eux.
Le grand public y croit davantage
Aux États-Unis, une enquête en ligne a comparé 3 045 personnes du grand public, 598 éducateurs et 234 personnes très exposées aux neurosciences. Le grand public adhérait en moyenne à 68 % des neuromythes, les éducateurs à 56 % et le groupe formé aux neurosciences à 46 % ; les styles d’apprentissage et les idées fausses sur la dyslexie arrivaient en tête dans tous les groupes (Macdonald et al., 2017).
Au Québec, une prévalence plus faible mais encore élevée
Une enquête auprès de 972 enseignants québécois trouve une prévalence plus faible que les études précédentes, mais toujours élevée, et cherche d’où viennent ces croyances : lectures, formations, collègues (Blanchette Sarrasin et al., 2019). Former réduit les neuromythes ; cela ne les fait pas disparaître.
Les 7 neuromythes en un coup d’œil
Le tableau résume les sept idées reçues détaillées plus bas. La colonne de droite indique ce qu’il vaut mieux retenir.
| Neuromythe | Le grain de vérité | Ce qu’il faut retenir |
|---|---|---|
| On n’utilise que 10 % de son cerveau | Toutes les régions ne sont pas actives au même instant | Le cerveau entier sert, à des moments différents |
| Il y a des cerveaux gauches et des cerveaux droits | Certaines fonctions sont latéralisées, comme le langage | Les deux hémisphères travaillent ensemble chez tout le monde |
| On apprend mieux dans son style (visuel, auditif, kinesthésique) | Chacun a des préférences | Adapter le support au contenu, pas à un « style » |
| Écouter Mozart rend plus intelligent | Effet bref et faible chez des adultes en 1993 | La musique se pratique pour le plaisir, pas pour le QI |
| On peut faire plusieurs tâches à la fois sans perte | On alterne très vite entre tâches | Chaque changement coûte en temps et en erreurs |
| Tout se joue avant 3 ans | Il existe des périodes sensibles pour certaines fonctions | On apprend toute la vie |
| Le sucre rend les enfants hyperactifs | Les fêtes sont excitantes | Les essais en aveugle ne montrent pas d’effet du sucre |
Neuromythes 1 à 4 : cerveau, styles et musique
1. « On n’utilise que 10 % de son cerveau »
C’est sans doute le plus ancien et le plus tenace. L’imagerie montre pourtant que toutes les régions du cerveau sont actives au cours d’une journée, même si elles ne le sont pas toutes au même instant. Le cerveau consomme une part considérable de l’énergie du corps : un organe utilisé à 10 % serait un gaspillage que l’évolution n’aurait pas conservé. Enfin, une lésion, même petite, a presque toujours des conséquences, où qu’elle se situe.
À la place : rappeler que ce qui progresse quand on apprend, ce n’est pas une « part inutilisée », ce sont les connexions entre neurones, ce qu’on appelle la neuroplasticité.
2. « Il y a des cerveaux gauches et des cerveaux droits »
Le grain de vérité est réel : chez la plupart des gens, le langage dépend surtout de l’hémisphère gauche, et certaines fonctions spatiales davantage du droit. Mais l’idée de personnes « cerveau gauche » (logiques) ou « cerveau droit » (créatives) ne tient pas. En analysant l’activité cérébrale au repos de 1 011 personnes de 7 à 29 ans, des chercheurs n’ont trouvé aucune preuve d’individus globalement dominés par un hémisphère (Nielsen et al., 2013).
À la place : la créativité comme les mathématiques mobilisent des réseaux répartis dans les deux hémisphères, reliés par des millions de fibres. Personne n’est « pas fait pour » les maths à cause de son hémisphère.
3. « On apprend mieux dans son style : visuel, auditif ou kinesthésique »
C’est le neuromythe le plus répandu. Il affirme qu’il faudrait diagnostiquer le style d’un élève et lui présenter les contenus sous cette forme. Une revue de référence a cherché les études capables de tester cette idée correctement et n’a trouvé pratiquement aucune preuve en sa faveur, plusieurs résultats allant même à l’encontre (Pashler et al., 2008).
À la place : adapter le support au contenu (une carte pour la géographie, un enregistrement pour une langue, un geste pour la danse) et multiplier les façons de revoir une notion. Les préférences existent, mais elles ne prédisent pas ce qui fait le mieux apprendre.
4. « Écouter Mozart rend plus intelligent »
En 1993, une courte lettre publiée dans Nature rapporte que des étudiants ayant écouté dix minutes d’une sonate de Mozart réussissaient mieux une tâche spatiale, pendant quelques minutes (Rauscher et al., 1993). L’étude ne portait ni sur des bébés ni sur le QI général. Une méta-analyse d’une quarantaine d’études conclut à un effet faible, qui n’est pas propre à Mozart (Pietschnig et al., 2010).
À la place : écouter de la musique pour le plaisir, et surtout en pratiquer, ce qui sollicite l’attention, la mémoire et la coordination. Pour comprendre ce que mesure vraiment un test d’intelligence, voir notre article sur le QI moyen.
Neuromythes 5 à 7 : multitâche, petite enfance et sucre
5. « On peut faire plusieurs choses à la fois sans perte »
Le cerveau peut marcher et parler en même temps, parce que la marche est automatisée. Mais pour deux tâches qui demandent de l’attention, comme lire et suivre une conversation, il alterne rapidement de l’une à l’autre, avec un coût en temps et en erreurs. Une série d’expériences a montré que les gros utilisateurs de multitâche médiatique étaient plus sensibles aux distractions et moins bons pour passer d’une tâche à l’autre (Ophir et al., 2009).
À la place : des plages de concentration sur une seule tâche, notifications coupées. La méthode est détaillée dans notre article sur le deep work.
6. « Tout se joue avant 3 ans »
L’idée s’appuie sur la forte production de connexions entre neurones dans les premières années et sur l’existence de périodes sensibles, par exemple pour la vision ou la discrimination des sons d’une langue. Dès 1997, John Bruer mettait en garde contre l’extrapolation de ces données, souvent issues d’études animales, vers des conseils éducatifs (Bruer, 1997).
Les premières années comptent : parler à l’enfant, jouer, lire des histoires, offrir un attachement sûr. Mais rien n’est « joué ». On apprend à lire à 6 ans, à conduire à 18, une langue à 40, un instrument à 70. Ce mythe culpabilise les parents et peut décourager les efforts plus tardifs.
7. « Le sucre rend les enfants hyperactifs »
Une méta-analyse de seize publications, regroupant des essais où ni les enfants, ni les parents, ni les chercheurs ne savaient qui avait reçu du sucre ou un placebo, n’a pas trouvé d’effet du sucre sur le comportement ou les performances cognitives des enfants, sans pouvoir exclure un léger effet chez certains d’entre eux (Wolraich et al., 1995).
L’agitation des anniversaires s’explique plutôt par le contexte : fête, autres enfants, coucher tardif. Les attentes des adultes jouent aussi : on remarque davantage l’agitation quand on pense qu’elle est due au sucre. Limiter le sucre reste utile pour la santé, pour d’autres raisons.
Pourquoi ces idées reçues résistent
Les neuromythes survivent parce qu’ils cochent toutes les cases d’une bonne histoire : simples, flatteurs, rassurants et souvent rentables. Plusieurs mécanismes se combinent.
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Le prestige du cerveau. Une explication qui mentionne des neurones paraît plus scientifique, même quand elle n’ajoute rien.
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Le noyau de vérité. Chaque mythe s’appuie sur un fait réel, ce qui le rend difficile à contester.
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Les intérêts commerciaux. Tests de styles d’apprentissage, programmes « d’harmonisation des hémisphères », disques pour bébés : les mythes font vendre.
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L’expérience personnelle. « Moi, je suis visuel » : on confond préférence et efficacité.
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La transmission entre pairs. Formations, collègues, réseaux sociaux reprennent ces idées sans toujours remonter aux sources.
Pour remonter jusqu’à la source d’une affirmation, notre guide pour vérifier une promesse sur la mémoire et l’apprentissage propose une méthode pas à pas.
Repérer une idée reçue : 6 questions à se poser
Face à une nouvelle affirmation sur le cerveau, ces six questions suffisent souvent à faire le tri.
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Qui l’affirme, et a-t-il quelque chose à vendre ? Un livre, une formation, une application ou un jouet.
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Y a-t-il une étude publiée, et laquelle ? Une vraie référence donne des auteurs, une année et une revue.
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L’étude porte-t-elle sur des humains, et sur le même public ? Des résultats chez la souris ou chez l’adulte ne s’appliquent pas d’office à un enfant.
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Compare-t-on à un groupe témoin ? Sans groupe de comparaison, impossible de savoir si l’effet vient de la méthode.
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L’effet est-il important et durable ? Un gain de quelques minutes en laboratoire ne change pas une scolarité.
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Une IA me l’a-t-elle dit ? Les assistants d’IA peuvent reprendre des neuromythes présents dans leurs données d’entraînement. Demandez-leur leurs sources, puis vérifiez-les vous-même.
À transmettre : enfants, ados, parents âgés
Les neuromythes ne concernent pas que l’école. Voici comment en parler à chaque génération.
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Avec un enfant de 6 à 11 ans. Remplacez « tu es visuel » ou « tu n’es pas matheux » par « ton cerveau change quand tu t’entraînes ». Montrez-lui ses progrès d’un mois sur l’autre.
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Avec un adolescent. Faites le test ensemble : réviser une leçon avec le téléphone à côté, puis une autre téléphone éteint, et comparer ce qu’il en reste le lendemain.
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Avec un parent âgé. Le mythe « tout se joue tôt » a une version senior : « à mon âge, on n’apprend plus ». C’est faux : l’apprentissage reste possible toute la vie, plus lent mais réel.
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Pour vous-même. Avant de partager un article sur le cerveau, posez-vous les six questions ci-dessus. C’est un petit exercice d’esprit critique qui protège toute la famille.
Limites : ne pas remplacer un mythe par un autre
Démonter un neuromythe ne doit pas conduire à l’excès inverse. Les hémisphères ont bien des spécialisations ; les premières années sont bien importantes ; la musique a de vrais effets sur l’humeur et la pratique musicale sollicite de nombreuses capacités. Il faut simplement éviter d’en tirer des conclusions plus larges que les études.
Par ailleurs, la science progresse : certaines questions, comme les effets précis des écrans ou de la pratique musicale sur les apprentissages, restent débattues. Dire « on ne sait pas encore » est parfois la réponse la plus honnête.
Enfin, les enquêtes de prévalence ont leurs limites : échantillons volontaires, formulations des questions qui varient d’une étude à l’autre, différences de traduction entre pays. Les pourcentages exacts sont à prendre comme des ordres de grandeur.
Chiffres clés
- Parmi 242 enseignants du Royaume-Uni et des Pays-Bas intéressés par les neurosciences, les participants adhéraient en moyenne à 49 % des 15 neuromythes proposés.Dekker et al., 2012, 2012
- En rassemblant des enquêtes menées dans plusieurs pays, dont le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Turquie, la Grèce et la Chine, Howard-Jones (2014) montre que l’idée selon laquelle on apprend mieux dans son « style d’apprentissage » préféré était acceptée par plus de 90 % des enseignants interrogés dans chacun de ces pays, et que le mythe des 10 % du cerveau convainquait environ la moitié d’entre eux.Howard-Jones, 2014
- Aux États-Unis, une enquête en ligne a comparé 3 045 personnes du grand public, 598 éducateurs et 234 personnes très exposées aux neurosciences.Macdonald et al., 2017, 2017
- Une enquête auprès de 972 enseignants québécois trouve une prévalence plus faible que les études précédentes, mais toujours élevée, et cherche d’où viennent ces croyances : lectures, formations, collègues (Blanchette Sarrasin et al., 2019).Blanchette Sarrasin et al., 2019, 2019
FAQ
Qu’est-ce qu’un neuromythe en éducation ?
Un neuromythe en éducation est une idée fausse sur le cerveau utilisée pour justifier une pratique d’enseignement, comme adapter les cours aux styles visuel, auditif ou kinesthésique ou faire des exercices pour « connecter les hémisphères ». Il repose généralement sur un résultat scientifique réel, mais déformé ou trop généralisé.
Utilise-t-on vraiment seulement 10 % de son cerveau ?
Non. L’imagerie cérébrale montre que toutes les régions du cerveau sont actives au cours d’une journée, même si elles ne le sont pas toutes en même temps. Une lésion, même petite, a presque toujours des conséquences. Le mythe des 10 % n’a aucune base scientifique, malgré sa popularité.
Le cerveau gauche et le cerveau droit, c’est vrai ?
En partie seulement. Certaines fonctions sont plus latéralisées, comme le langage, souvent traité à gauche. Mais il n’existe pas de personnes « cerveau gauche » logiques et « cerveau droit » créatives : une étude portant sur plus de 1 000 cerveaux n’a trouvé aucune dominance globale d’un hémisphère chez un individu.
Les styles d’apprentissage sont-ils un neuromythe ?
Oui, dans leur version la plus répandue. Chacun a des préférences, mais les études ne montrent pas qu’on apprend mieux quand l’enseignement est adapté à un style visuel, auditif ou kinesthésique. Il est plus efficace d’adapter le support au contenu et de varier les façons de revoir une notion.
Le sucre rend-il les enfants hyperactifs ?
Les essais en double aveugle n’ont pas montré d’effet du sucre sur le comportement ou les capacités cognitives des enfants. L’agitation observée pendant les fêtes s’explique plutôt par le contexte et par les attentes des adultes. Limiter le sucre reste néanmoins conseillé pour la santé dentaire et générale.
Sources
- Neuromyths in education: prevalence and predictors of misconceptions among teachers
- Neuroscience and education: myths and messages
- Dispelling the myth: training in education or neuroscience decreases but does not eliminate beliefs in neuromyths
- Neuromyths and their origin among teachers in Quebec
- Learning styles: concepts and evidence
- An evaluation of the left-brain vs. right-brain hypothesis with resting state functional connectivity magnetic resonance imaging
- Mozart effect–Shmozart effect: a meta-analysis
- The effect of sugar on behavior or cognition in children: a meta-analysis
- Education and the brain: a bridge too far
- Cognitive control in media multitaskers
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